Voyage temporel, voyage d'étude, voyage voyage!!!...
Traçons le trait de notre trajet jusqu'à la courbe de l'espace-temps en prenant garde à la descente en ligne droite des montagnes russes généreusement retendues par le tir de la droiture au cerveau recourbé.
...
Hum, pied à terre et en piste, nous voilà parti pour continuer notre marche dans l'évolution du point pour arriver à notre fameux dessin.
Comme dis précédemment le point à partir de sa base fidèle peut engendrer soit un trait, soit une courbe (non la tâche a été évitée de justesse je vois rassure mais ce ne fut pas chose facile à cause du *PAF!*). Mais le plus important c'est qu'à ce moment là, sa fonction diverge complètement.
Notez bien vous serez interrogés dessus la semaine prochaine je vous préviens...
Dans la jungle impitoyable du tracé de crayon, le point reste toujours sauvage malgré les nombreuses tentatives de domptage du dessinateur si celui-ci ne possède pas le matériel adéquat. En outre, en premier lieu, l'évolution lui permettra de comprendre que pour dompter le point il faut d'abord commencer au plus simple. Laissez le d'abord à sa vie bestiale et libre, à force de gambader il filera au travers de la jungle, slalomant, indiscipliné et impulsif, c'est alors qu'avec un peu de chance, vous pourrez suivre ses traces et le voir grandir afin de se faire courbe rebelle.
A ce moment là, le point, nouvellement devenu courbe, se calmera et deviendra plus docile, mais attention, la courbe ne se plie pas aussi facilement quoi qu'on en dise, il faut savoir qu'elle peut tellement s'agrandir et continuer son chemin, passant et tournant où bon lui semble, qu'à la fin vous la perdrez de vue au milieu d'un amas tel un plat de spaguetti moyen... Dès lors, ce travail de forçat finira par un arrachement de cheveux du dessinateur et une immolation par le feu sans réserve du désastre ou alors par un enterrement au milieu de déchets entassés généreusement dans un container plus ou moins hermétique sans autre forme de procès (en mettant de côté les nombreux adeptes voués au culte du gribouillage symbole du déchaînement sauvage! *oui, nous en reparlerons dans un autre cours *).
Mais le dessinateur accompli, surmontant cette épreuve et faisant preuve de patience vis-à-vis de la belle courbe féline, pourra continuer à s'exercer dans l'art du tracé au milieu de la jungle, toujours en quête de nouveaux points à voir évoluer.
C'est alors qu'un jour vient où il peaufine sa stratégie de capture et de domptage, le voilà utilisant de nouvelles armes redoutables dans son panel d'artillerie.
Observez sa technique et continuez de noter.
Il s'approche doucement du point, le voilà crayon en main et dans l'autre... un bouclier?... Non. Une règle.
Cet instrument long, à arêtes vives et rectilignes, parfois gradué, est utilisé par le dessinateur afin de parfaire l'évolution d'un point. Grâce à la règle, l'artiste peut enfin obtenir un bien meilleur contrôle du point, aucune courbure rebelle, aucun signe d'agressivité, le point approche sans méfiance...
Voici donc qu'il se change cette fois en un trait droit, de taille et de longueur variable, comme la courbe, mais ne pouvant plus suivre un autre chemin que celui que la règle lui indique.
Vous me direz alors, plus de problème? Et bien je vous répond pas tout à fait.
Car voyez-vous...
J'aimerai que vous au fond là vous écoutiez au lieu de vous battre à coups de crayon... Je vous remercie.
Donc... Où en étais-je?... Ah oui.
Je disais, voyez-vous, la règle, bien que redoutablement persuasive sur l'attitude du petit point à néanmoins un défaut: elle ne possède pas un système de défense très avancé.
Car nous le savons, certains d'entre nous peuvent avoir les nerfs défaillants, une manie incurable, ou encore une simple fringale compulsive. Nous pouvons alors observer d'horribles séquelles sur la pauvre règle, brisement du corps, trace de dents carnassières, arêtes abîmées de telle sorte qu'elles ne sont plus rectilignes du tout. De plus, les arêtes de la règle présentent un autre défaut à prendre en compte, elles n'entre en contact qu'avec un seul côté du point.
Le point, alors non totalement transformé, peut alors profiter de l'aubaine et s'écarter de la règle et reprendre l'allure d'une courbe frénétique. Je vous laisse imaginez la vision de l'abomination qui se dessinerait devant vos yeux.
*long moment de silence*
Ça est?... Bien.
Maintenant sachez et notez toujours que la courbe, bien manipulée, peut vous permettre d'acheminer le point jusqu'à son prochain stade d'évolution tandis que le trait (ou appelé également ligne droite selon la région où vous le trouverez) lui se contentera de rester tel quel, pouvant s'accumuler avec d'autres congénères en se regroupant et en se plaçant de différente manière.
A partir de là, l'artiste pourra y trouver une forme intéressante de technique de travail en appliquant habilement ce procéder de traits, il peut ainsi bénéficier d'un départ de vue en perspective afin de donner un aspect de profondeur sur un plan tridimentionnel pour son dessin; mais nous en reparlerons plus tard.
Pour l'heure, rangez vos affaires et votre matériel, la pluie ne va pas tarder!!
*fiouuushhhhhhhh!!! fallait qu'on vienne en pleine mousson aussi...*